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OpenAI et journalisme : il n’est jamais trop tard pour être un Jedi ! (Taboola)

OpenAI et journalisme : il n’est jamais trop tard pour être un Jedi ! (Taboola)

Le New York Times a récemment pris la décision de poursuivre Open AI en justice. La raison ? Le média s’oppose à Open AI pour l’utilisation de leur contenu sans rétribution. L’histoire se répète-elle, comme le suggérait Karl Marx ? Nous avons déjà rencontré un scénario très similaire il y a presque dix ans. En 2015, Meta (alors Facebook) a lancé Instant Articles. Il s’agissait d’une initiative visant à héberger le contenu des éditeurs sur Facebook et à faire en sorte que les utilisateurs restent bloqués sur Facebook pour les lire. Malgré l’utilisation d’articles d’actualité de qualité et le travail rigoureux des journalistes, Facebook n’a pas beaucoup rémunéré (ou pas du tout) les éditeurs et a cessé de leur fournir du trafic. De son côté, Facebook en a tiré profit car son application était beaucoup plus rapide et en théorie elle offrait une meilleure expérience à l’utilisateur. En fin de compte, la situation s’est dégradée et, fait amusant (ou non), le New York Times  a été l’un des premiers éditeurs à se retirer des Instant Articles de Facebook. De nombreux éditeurs ont suivi par la suite.Qu’en sera-t-il à l’ère de ChatGPT ?

 

10 ans plus tard, où en est la relation entre OpenAI et les éditeurs ? 

OpenAI justifie son choix d’utiliser des articles de presse accessibles au grand public pour entraîner son IA, et elle a peut-être raison. La manière dont ils utilisent le web n’est peut-être pas si différente de celle employée par Google pour explorer le web.

Néanmoins, comme dans la plupart des débats, l’important n’est pas de savoir qui a raison, mais plutôt quel est le résultat souhaité, la nature de votre culture, de votre identité, de vos valeurs. En regardant en arrière, de quoi voulez-vous que l’on se souvienne ? OpenAI pourrait évoluer pour devenir une force du bien, un “Jedi” pour soutenir le journalisme, le contenu journalistique de qualité, et l’Open Web. Ou bien elle peut décider de ne pas le faire, et évoluer pour devenir un seigneur Sith, ne pas payer et ne pas rétribuer…

 

Payer ou ne pas payer, telle est la question

Si les 100 plus grands sites du monde (Wikipedia, New York Times , Reddit, etc.) bloquent OpenAI ou exigent qu’elle supprime les données qu’elle a recueillies dans le passé, OpenAI perdrait beaucoup de sa valeur. Mais d’un autre côté, l’IA générative est une telle révolution, peut-être l’une des plus importantes depuis le début d’Internet. Peut-on vraiment l’ignorer ?

Je pense qu’OpenAI prendra la bonne décision. Selon certains médias, notamment The Information, OpenAI envisagerait de verser jusqu’à 5 millions de dollars pour obtenir des licences sur le contenu des éditeurs afin d’entraîner son IA. De mon point de vue, OpenAI devrait payer ce que les éditeurs lui demandent, et même plus. 

Contrairement à Facebook qui est une société 100% publicitaire, OpenAI a la possibilité de mettre sa technologie entre les mains de centaines de millions d’utilisateurs par le biais de partenariats avec des entreprises du monde entier, et de la commercialiser. Elle peut même la facturer très cher : si l’on compare ce que les entreprises paient pour les services dans le Cloud, cela peut facilement représenter un montant de 100 milliards de dollars par an pour OpenAI. Dans ce cas, est-ce grave que les éditeurs soient payés très cher ? Sans compter que l’on se souviendra d’OpenAI comme étant du bon côté de l’histoire, contrairement au sort réservé par Facebook aux éditeurs et à l’Open Web.

 

Travailler ensemble, pour combattre les fake news

Compte tenu de la relation entre Microsoft et OpenAI, je pense également que Microsoft est un meilleur allié pour le journalisme que Facebook ne l’a jamais été, ou qu’il n’a jamais voulu l’être. Cela me conforte dans l’idée qu’OpenAI agira correctement, et que là où Facebook a échoué, Microsoft réussira à renforcer l’Open Web et le journalisme, et à rémunérer les équipes éditoriales à la hauteur de leur talent. 

Nous (l’humanité) avons besoin d’un journalisme exigeant. Avec les réseaux sociaux qui peuvent mettre en danger nos enfants, qui diffusent tant de haine et de fake news, nous avons besoin d’équipes éditoriales comme nous avons besoin d’oxygène. 

En résumé, je suis optimiste. Il n’est jamais trop tard pour devenir un Jedi !

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