Dans cette interview, Guillaume Ribemont explique comment Bespoke pilote l’IA : « Elle nous fait passer d’experts techniques à vrais partenaires business »
Ratecard L’intelligence artificielle a-t-elle déjà transformé les campagnes SEA et SMA ?
Guillaume Ribemont. Complètement. Elle est partout : dans la gestion des enchères, dans le ciblage, dans la création des publicités. Aujourd’hui, l’enjeu ce n’est plus d’optimiser manuellement chaque paramètre mais d’exploiter au maximum les outils disponibles. Cela nous permet de changer de posture : on quitte le rôle d’expert technique pour adopter celui de consultant. L’IA libère du temps et nous pousse à travailler avec nos clients sur les enjeux business, pas seulement sur les paramétrages.
Et concrètement, quels bénéfices ?
On peut croiser des données CRM et Analytics pour personnaliser les messages, mieux piloter les campagnes, anticiper les résultats. C’est un pilotage plus prédictif. Ce qui compte, ce n’est plus le réglage des leviers mais la capacité à accompagner les clients avec la bonne lecture stratégique.
Vous évoquez souvent le ROAS : sur quoi faut-il être vigilant lorsqu’on l’analyse ?
Le retour sur investissement publicitaire peut être trompeur s’il est mal interprété. Il faut déjà savoir de quelle attribution on parle : celle côté plateforme ou celle côté client, via le back-end ? Ensuite, il faut contextualiser. Le même ROAS n’a pas du tout la même valeur selon qu’on vend un produit à forte ou faible marge. Enfin, attention à l’effet de halo : une campagne peut sembler peu rentable à première vue, alors qu’elle initie un parcours client rentable… mais hors fenêtre d’attribution. Le bon réflexe ? Croiser les sources, comprendre le business, ne jamais s’arrêter à un seul indicateur.
Et sur la donnée, quel est l’enjeu pour optimiser les campagnes ?
Il faut sortir d’une logique ponctuelle et mettre en place une boucle continue : collecte, analyse, décision, test. C’est ce pilotage itératif, basé sur des données multiples et orienté client, qui permet de vraiment faire progresser les campagnes. On passe d’un pilotage à la performance à un pilotage à l’apprentissage.